Le 19 février 2026, l’émission Qui veut être mon associé ? propose une seconde partie de soirée centrée sur les anciens candidats. L’objectif est clair : montrer ce qu’il se passe après les caméras. Car obtenir un investissement marque souvent un tournant, mais jamais une ligne d’arrivée. Cette édition met en lumière des parcours réels, faits de croissance, de doutes et parfois de remises en question.
Dans un contexte économique incertain, ces retours d’expérience offrent un regard plus lucide sur la réalité entrepreneuriale.
A retenir :
- Les anciens candidats racontent leur évolution après l’émission
- Les parcours sont marqués par crises, pivots et décisions stratégiques
- L’investissement constitue un levier, mais pas une garantie de succès
Black-Line : survivre à la crise pour mieux rebondir
Sylvain et Rémi avaient imaginé Black-Line, un système permettant d’ajuster l’orientation du pied sur une planche de snowboard afin d’améliorer confort et posture. Leur passage dans la première saison leur permet de décrocher l’accompagnement d’Éric Larchevêque et de lancer rapidement l’industrialisation du produit. Les débuts sont prometteurs, avec des précommandes à l’international et une dynamique commerciale encourageante.
Mais la crise sanitaire vient brutalement freiner cet élan. Selon Bpifrance, de nombreuses jeunes entreprises industrielles ont subi un ralentissement majeur entre 2020 et 2022, notamment dans les secteurs liés aux loisirs et au sport. Face à cette situation, Black-Line traverse une période critique, marquée par des ajustements stratégiques et une réorientation du projet. Aujourd’hui, l’entreprise connaît un rebond notable, preuve que la capacité à pivoter peut transformer une crise en opportunité.
Retour d’expérience : « Nous avons compris que l’innovation ne suffit pas. Il faut aussi savoir revoir son modèle quand le marché change. »
Vertuoso : l’impact environnemental comme moteur de croissance
De son côté, Vertuoso s’attaque à la pollution urbaine avec une solution concrète : des filtres installés dans les réseaux d’égouts pour capter les déchets à la source. Lors de son passage dans l’émission, le projet en était encore au stade de l’industrialisation, avec des enjeux techniques et financiers importants. Grâce au soutien de Jean-Pierre Nadir et Marc Simoncini, le fondateur Romain restructure son organisation et gère la séparation avec son associé.
Selon l’Ademe, les technologies de captation des déchets à la source représentent un levier stratégique pour les collectivités confrontées à la pollution des milieux aquatiques. Dans ce contexte, Vertuoso élargit sa gamme et renforce son positionnement. À force de persévérance, l’entreprise ouvre aujourd’hui une nouvelle phase de développement, illustrant que la solidité d’un projet repose autant sur la vision que sur l’endurance de son dirigeant.
Après l’investissement, la réalité du terrain
Participer à l’émission apporte visibilité, crédibilité et accès à un réseau puissant. Pourtant, la phase la plus difficile commence souvent après la diffusion. Selon France Télévisions, l’accompagnement des investisseurs permet d’accélérer certains projets, mais la croissance dépend avant tout de l’exécution opérationnelle et de la capacité d’adaptation face aux imprévus. Marché instable, coûts de production, tensions logistiques ou changements de stratégie : les entrepreneurs doivent rapidement apprendre à naviguer dans l’incertitude. Cette seconde partie de soirée rappelle une vérité essentielle : la réussite entrepreneuriale s’inscrit dans la durée et rarement dans une trajectoire linéaire.
« L’investissement ouvre des portes, mais la réussite dépend surtout de la capacité à s’adapter et à tenir dans le temps. »
Ce que ces parcours disent de l’entrepreneuriat en 2026
Ces histoires révèlent une réalité souvent invisible à l’écran : lever des fonds ne protège ni des crises, ni des décisions difficiles. Selon France Digitale, plus d’une jeune entreprise sur deux doit ajuster son modèle économique dans ses premières années. Gestion des associés, repositionnement produit, adaptation au marché ou recherche de nouveaux financements font partie du quotidien.
Cette seconde partie de soirée change ainsi le regard porté sur l’émission. Elle ne célèbre plus seulement les investissements, mais met en lumière le temps long, les obstacles et les rebonds. Dans un environnement économique marqué par l’incertitude, ces trajectoires rappellent que l’entrepreneuriat est avant tout un marathon, rarement un sprint.
Et vous, pensez-vous que la réussite d’une startup se joue après l’investissement plutôt qu’au moment du pitch ? Partagez votre avis en commentaire.
Source : https://www.infos-nantes.fr/qui-veut-etre-mon-associe-19-fevrier-2026-la-suite/
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